faire autrement

La Cime est née d’un besoin de sortir des chemins tout tracés.

De bâtir quelque chose de concret, cohérent et porteur de sens, à la croisée de la rigueur et de la créativité.

Un lieu pensé pour ralentir, se recentrer et revenir à l’essentiel.

Ralentir comme point de départ

Nous vivons dans un monde qui pousse constamment à aller plus vite.

Performer. Optimiser. Produire.

Souvent au détriment de notre temps, de notre attention et de notre énergie.

La Cime est le fruit de ce constat, et de l’envie de créer un lieu qui permet de ralentir, sans culpabilité ni distraction.

Ici, l’expérience repose sur la simplicité. Prendre le temps de marcher, de lire, de discuter, de réfléchir et d’observer la forêt laurentienne au fil des heures.

Pensée pour deux personnes, La Cime privilégie l’intimité, le silence et l’espace pour se reconnecter à soi.

Non pas pour s’évader de la réalité, mais pour mieux y revenir.

de la vision aux choix

Ralentir implique des choix.

Des choix clairs, assumés, parfois exigeants.

Chaque élément soutient cette intention.

Des espaces conçus pour deux personnes.

Une architecture qui favorise l’intimité.

Une relation directe avec la forêt.

Un aménagement volontairement épuré.

Rien n’est superflu.

La Station Perchée, livrée en 2018, a marqué le point de départ du projet.

Elle a permis d’explorer une première approche et d’amorcer une réflexion qui allait se préciser avec le temps.

Avec la Cime 02, lancée en 2024, cette réflexion a atteint un véritable point de convergence.

Le projet s’est développée sur plusieurs années, à travers des centaines d’heures de conception, d’échanges et d’ajustements, bien avant et pendant le chantier.

La vision ne s’est jamais arrêtée aux plans.

Elle s’est défendue jusque dans l’exécution, à travers une présence constante sur le terrain, des décisions prises face au réel et un dialogue étroit avec les équipes impliquées, afin que chaque détail demeure fidèle à l’intention initiale.

Cette exigence se reflète autant dans la structure et la transparence des volumes que dans les choix des matériaux et de performances environnementales.

Les unités issues de cette démarche, la Cime 02 ainsi que celles à venir, sont certifiés LEED Or.

Non comme une finalité en soi, mais comme le résultat d’une démarche cohérente, poussée volontairement plus loin que ce qui était strictement nécessaire.

Les unités à venir, Cime 03 et Cime 04, s’inscrivent dans cette continuité.

Elles prolongent cette démarche, avec l’ambition d’approfondir encore cette recherche d’équilibre entre simplicité, durabilité et respect du territoire, sans jamais perdre de vue l’essentiel.

derrière le projet

La Cime est le fruit d’un parcours humain partagé, mais profondément singulier.

Celui de deux personnes aux profils cartésiens, habituées aux environnements exigeants et performants, qui ont, à différents moments de leur vie, ressenti le besoin de s’arrêter pour réévaluer le sens de ce qu’elles construisaient.

Formés en science actuarielle à Montréal, Samy Morneau et Jean-Samuel Forget ont évolué pendant plusieurs années dans des milieux où la rigueur et la performance occupent une place centrale.

Cette formation a façonné leur manière de réfléchir et de prendre des décisions, tout en laissant émerger avec le temps, un besoin de créer autrement.

Pour Samy, un évènement marquant agit comme un point de bascule.

À la suite du décès de son père, il choisit de mettre sur pause son parcours professionnel, pourtant prometteur, et de s’autoriser un arrêt réel.

Ce moment déclenche une série de choix assumés : quitter un environnement prestigieux et très bien rémunéré, voyager longuement, souvent pendant plusieurs mois, prendre du recul, explorer d’autres façons de vivre et de travailler.

Le voyage devient alors un espace de formation, d’observation et de transformation, loin de toute logique de performance ou de trajectoire imposée.

Au fil des années, Samy développe une capacité rare à faire confiance à son intuition et à agir rapidement lorsqu’un chemin ne lui correspond plus, quitte à prendre des décisions difficiles, mais profondément assumées.

Pour Jean-Samuel, la réflexion s’inscrit dans la durée.

Dès l’adolescence, une curiosité profonde pour le monde se développe, nourrie par la lecture et un intérêt marqué pour la sociologie, l’anthropologie et l’histoire.

En parallèle d’un parcours très cartésien, s’installe une réflexion continue sur la liberté, l’autonomie et la manière de construire une vie plus alignée sur ses valeurs.

Un déménagement de Montréal à Sainte-Béatrix en 2019, puis l’arrivée de trois enfants en quelques années, transforment ensuite profondément son rapport au temps, au travail et aux priorités. La notion même de productivité est alors remise en question, au profit d’une recherche plus fine d’équilibre, de présence, de cohérence et de sens.

En 2025, il quitte volontairement une trajectoire professionnelle construite sur plus d’une décennie afin d’emprunter un chemin plus proche de ses aspirations.

La Cime devient donc progressivement un point de convergence.

Un projet où rigueur et intuition, analyse et créativité, exigence et lenteur peuvent coexister.

Un lieu façonné par deux amis qui ont appris, chacun à leur manière, à ralentir, à observer et à construire avec intention.

UN ancrage humain et local

La Cime ne se construit pas en vase clos. Elle prend racine dans la forêt laurentienne, au nord de Lanaudière, en Matawinie.

Un territoire vaste et forestier, marqué par la présence millénaire des Atikamekws, puis par les générations de Canadiens français et d’Irlandais qui y ont vécu et travaillé.

Un lieu où le paysage porte encore les traces de celles et ceux qui l’ont habité.

À une heure de Montréal, mais déjà loin du rythme que la métropole impose.

Si les Laurentides et les Cantons-de-l’Est occupent souvent l’imaginaire collectif, Lanaudière demeure plus discrète.

Moins médiatisée, moins développée que ses voisines, mais profondément authtentique. Pour nous, cette retenue est une richesse.

Nous sommes fiers d’être en Matawinie, au coeur de la Laurentie.

Au fil des années, des liens étroits se sont tissés avec des artisans et des petites entreprises du pays Lanaudois. Des gens qui partagent le souci du travail bien fait, de la cohérence et de la durabilité. La Cime se veut aujourd’hui une vitrine vivante de ce savoir-faire.

Du mobilier aux éléments de construction, des objets du quotidien, aux paniers gourmands, chaque choix vise à mettre en lumière des produits d’ici, parfois discrets, mais porteurs d’une histoire. Cette décision demande du temps et de l’attention. Elle implique de privilégier la proximité plutôt que la facilité.

Cette relation directe au territoire, vécue au quotidien, permet de développer des collaborations plus authentiques. Les paniers gourmands prolongent naturellement cette démarche. Ils ne sont pas un simple ajout à notre service d’hébergement, mais une manière concrète de partager ce territoire et ceux qui le façonnent.

Lorsque des voyageurs arrivent de l’extérieur du Québec, parfois de l’international, nous souhaitons qu’ils découvrent ici bien plus qu’un lieu où dormir.

Nous voulons qu’ils repartent avec une impression claire de ce que notre territoire est capable d’offrir : un savoir-faire discret, une culture du détail et une relation sincère au terroir.

La Cime est le résultat d’un dialogue constant.

Avec la forêt qui l’entoure.

Avec les artisans qui y contribuent.

Et avec les voyageurs qui choisissent de découvrir un territoire profondément enraciné dans son histoire, et dans ceux et celles qui l’habitent.

Faire autrement, pour nous, signifie prendre le temps.

Le temps de concevoir, de construire, de choisir et de collaborer avec attention.

Si La Cime existe, c’est pour offrir cet espace.

Un lieu où l’on peut ralentir.

Habiter pleinement le moment.

Et renouer, simplement, avec l’essentiel.